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iferhounene

VIP-Blog de iferhounene
  • 4 articles publiés
  • 8 commentaires postés
  • 1 visiteur aujourd'hui
  • Créé le : 03/03/2008 15:07
    Modifié : 31/03/2008 14:42

    Garçon (58 ans)
    Origine : iferhounene
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    la guerre en kabylie 1954-1962

    03/03/2008 15:13



    9
    Préface
    Un chasseur alpin raconte sa vie. Un fils de « fellagha »
    raconte la sienne. Ce qu’elles ont de communs, ces deux
    existences : le lieu du déroulement du drame, Iferhounéne,
    un village kabyle posté depuis l’ère des quinqué gentii1 sur
    un mamelon qui fait face à l’imposante chaîne du djurdjura.
    En y installant leur camp dés 1956, les forces
    d’occupation avaient visé un objectif stratégique, inspiré
    de la nature même du relief escarpé et de la position dominante
    du chef lieu de cette portion du territoire
    algérien : Observer les mouvements des villages environnants
    : Tifilkout, Ait arbi, Ait Hamou, Ait Mansour,
    Barber, Taourirt Ali Ouanacer, Tikilsa. Quant à Haadouche
    et les autres, même cachés, ils ne seront qu’à quelques
    minutes de marche de là, à portée de canon.
    Jadis panorama touristique pittoresque, le Djurdjura allait,
    des années durant, offrir une image apocalyptique ou
    se mêlent tous les malheurs d’un peuple marqué par son
    histoire déjà trop agitée : batailles sanglantes, embuscades,
    ratissage …torture, viols, exécutions sommaires.
    Le chasseur et le fils de fellagha, ont passé ensemble
    une partie de leur vie, face à face, chacun de son coté de la
    barrière… Du barbelé qui sépare le village du camp militaire.
    Sans se connaître, ils ont vécu les mêmes
    événements historiques qu’ils ont ressentis chacun à sa
    1 quinqué gentii. Terme romain, utilisé pour designer les 5 premières
    tribus berbères installées au flan DJURDJURA, appelé par les romains,
    Mons Ferratus ou montagne de fer, en raison de la résistance
    farouche opposée à l’occupant.
    10
    manière, selon ses propres convictions. Différemment,
    voire parfois même antagonistes, malgré le point commun
    qui peut rapprocher les hommes dans certaines circonstances,
    dans leur pensée, deux hommes épris de paix et de
    justice.
    Dans la première partie de cette oeuvre ; Le chasseur alpin,
    nous livre les secrets de cette courte période de son
    service militaire, passée à livrer bataille malgré lui, à un
    ennemi invisible, au lieu disait-il, de séjourner en touriste
    insouciant dans ce qu’en métropole, on appelait, fanfaronnerie
    ironique « les vacances algériennes. »
    Je ne dirai rien de sa vie privée, et ne porterai aucun
    commentaire sur ses sentiments exprimés, dans ce livre
    qui a le mérite de nous dire des choses authentiques, sans
    détours, sur le drame vécu par le peuple algérien.
    Si l’histoire est authentique, les noms des acteurs ont
    été changés sciemment pour des raisons évidentes de respect
    de la discrétion. Mais cela ne leur enlève en rien, la
    reconnaissance du mérite ou la condamnation de l’opinion.
    Nous laissons le soin sur cet angle, à l’Histoire pour en
    juger.
    A coté des faits véridiques endeuillants relatés par le
    soldat, le narrateur a voulu mettre une place à l’amour, aux
    sentiments positifs, à travers cette édile pour la Femme,
    avec un grand F incarnée par YASMINA qui aurait pu
    s’appeler Lila ou khelidja, ou encore Jacqueline, et résider
    à Ait El Mansour, Taourirt ou encore Iferhounée, Tifilkout
    ou Iril El Arbi ou tout simplement Lyon, Marseille, Nantes
    dans un contexte de paix
    Cette histoire est le fruit de la pure imagination délirante
    du soldat français, pour rendre moins pénible, moins
    cruelle, moins insupportable la vie, quand la mort est devenue
    la rançon quotidienne pour tous, de quelque coté du
    conflit où l’on peut se placer.
    La deuxième partie de ce livre est consacrée aux récits
    des faits de ces événements à la même période, vu d’un
    11
    oeil d’enfant innocent, qui n’avait que 4 ans et grandi dans
    le fracas des armes jusqu’à l’age de 12 ans, pour finir seul,
    privé de tous ses parents happés par la machine de guerre
    infernale d’une puissance militaire. Ils sont 8 hommes de
    la même famille, tous dans la force de l’age, en bonne
    santé, bien éduqués, lettrés, à être tués par l’armée française,
    entre 1958 et 1960, tous les armes à la main. Ils
    étaient, ce que la propagande coloniale appelait « les Fellaghas
    », et, que l’enfant de la guerre, fils de « fellagha »,
    lui, a toujours pleurés, en secret, dans ses moments de plus
    grande solitude. Pour lui, il ne subsiste aucun doute : ils
    sont morts pour leur patrie, en martyrs de la révolution.
    Cette oeuvre se veut un témoignage fort sur le sacrifice
    du peuple algérien, le drame des hommes, des femmes et
    des enfants colonisés, dominés, maltraités, torturés, assassinés.
    Il est aussi une lueur d’espoir pour les générations montantes
    de pays développés pour refuser, rejeter le fait
    colonial et condamner la guerre.

    Livre 1
    Un soldat français m’a raconté…
    Un épisode de la guerre d’Algérie
    qui s’est déroulé dans mon village :
    Iferhounéne (Kabylie 1958-1960)

    Première partie

    17
    Insouciance
    Août 1957, la date fatidique approchait, au mois de septembre
    je serai convoqué pour effectuer mon service
    militaire.
    Ainsi une partie de ma vie s’achevait. Ma bicyclette
    appuyée contre un arbre de la forêt de Senlis, j’étais allongé
    sur un tapis de mousse et regardais le ciel bleu azur à
    travers le feuillage d’un chêne centenaire. Mon enfance
    me revenait en mémoire, toute ma tendre et heureuse jeunesse
    passée dans ce quartier populaire de la Villette où se
    côtoyaient Français, Italiens et Algériens sans grande harmonie
    mais sans trop de problèmes. Les années de guerre
    avaient eu raison des petites économies de mes parents,
    consacrées en grande partie à l’achat de denrées payées au
    prix fort, qui permirent à ma soeur et moi de nous alimenter
    à peu près correctement.
    Les instituteurs de l’école primaire de la rue de l’Ourcq
    m’amenèrent jusqu’au certificat d’études que j’obtins facilement,
    mais sans grand mérite, car j’apprenais facilement
    et souvent mes leçons étaient retenues sur le chemin menant
    à l’école.
    J’avais passé avec succès l’examen d’entrée en sixième
    du lycée Colbert, mais mon père, sachant qu’il ne pourrait
    faire face à de longues et coûteuses études malgré les
    bourses délivrées chichement, décida que j’apprendrais un
    métier manuel. J’avais une préférence pour le métier
    d’électricien, mais ma brave maman, gardienne d’immeu18
    ble, (on disait concierge à l’époque, d’une façon moins
    péjorative que maintenant) avait l’estime de "ses" locataires
    et au cours d’une conversation avec une demoiselle de
    l’immeuble, celle-ci lui fit part des avantages des métiers
    des arts graphiques.
    C’est ainsi qu’au mois de septembre 1951 la grande
    famille des typographes comptait un apprenti de plus.
    Merci chère maman de m’avoir fait épouser le plus beau
    des métiers, hélas, obsolète aujourd’hui.
    C’était le début de ma vie professionnelle, mais je ne
    quittais pas pour autant l’enseignement général ; tous les
    mercredis pendant quatre ans, je retrouvais les bancs et
    ateliers de la prestigieuse École Estienne ; les professeurs
    nous enseignaient avec autorité et compétence de solides
    cours théoriques et pratiques sur les métiers de l’imprimerie.
    Tous les soirs je rentrais chez moi vers 17h30 ; après
    une rapide toilette, je rejoignais mes copains au café "La
    Mandoline", c’était notre lieu de rencontre habituel ; le
    petit groupe que nous formions était sans histoire ; tout le
    monde nous connaissait, les quelques voyous du quartier
    eux-mêmes nous saluaient, nous avions usé nos fonds de
    culottes sur les mêmes bancs d’école ; pour eux, nous faisions
    partie du paysage depuis toujours et ils nous
    fichaient une paix royale. Nous avions de bons rapports
    avec les Italiens et les Maghrébins qui malgré leur nombre
    élevé se faisaient discrets.
    Après avoir dégusté une ou deux boissons non alcoolisées
    (le lait grenadine était très à la mode à cette époque),
    nous "montions" nonchalamment jusqu’au métro "Crimée"
    pour y retrouver d’autres copains et surtout nos
    chères copines… J’étais très amoureux de Denise. Avec le
    recul je pense qu’il s’agissait plutôt d’attirance physique ;
    ce sentiment qu’inspire une jolie fille de dix-huit ans à un

    Commentaire de sihadj.abdenour (03/03/2008 16:07) :

    Abdenour Si Hadj Mohand - Jean Collet La Guerre vécue par un chasseur alpin Abdenour Si Hadj Mohand - Jean Collet La Guerre vécue par un chasseur alpin 26,00 Euro Diffusion : www.publibook.com La Guerre vécue par un chasseur alpin Abdenour Si Hadj Mohand - Jean Collet ISBN -:UUUUUUUUU: Iferhounéne (Kabylie) 1954-1962 1957. Jean a tout juste vingt ans. Appelé, il effectue ses classes de chasseur alpin et embarque pour l’Algérie. Un camp au coeur des montagnes de Kabylie. Autour, partout et nulle part, l’ennemi. Invisible. Jadis panorama touristique pittoresque, le Djurdjura va, des années durant, offrir une image apocalyptique : exactions en tout genre, torture, viol. Plongé dans un univers qui le transforme, l’Homme tente de dominer sa sauvagerie. Entre les mensonges pour rassurer les parents, les patrouilles, les embuscades et les fouilles de villages, Jean essaie de s’adapter… En puisant dans leurs souvenirs, Abdenour Si Hadj Mohand et Jean Collet offrent une vision authentique de ce conflit hors-norme qu’on appelait guérilla. Loin de tout cliché, l’ouvrage révèle le quotidien de la guerre, ce mal qui contamine l’être humain, le transformant en une bête aux instincts les plus sombres. Un formidable travail de mémoires conjuguées, pour un digne hommage au peuple algérien, et à tous les morts de l’abomination coloniale.


    Commentaire de sihadj.abdenour (03/03/2008 16:07) :

    Le présent ouvrage est dédié à mes enfants, ma femme et les membres de la famille et à toutes victimes de guerre du monde. A mes amis : Jean Boulanger Docteurs Aït Saïd, Azouaou, Saad, Sellah, Aux habitants des villages : Iferhounene-Iril El Arbi-Tifilkout-Soumer-Souk El Had- Ait Hammou-Ait Idir Ouali-Hadouche-Taourirt- Aït El Mansour-Tikilsa-Aït Ouatas-Tizit-Mnea- Boumessaoud-Ouerja-Tirourda-Berber-Tizi Guefres- Ait ali ouyahia-Tizit-Tirourda A Myriem (adlis), Ravah, Allou Omar Derouich 8 RRATISSAJ DI TEWRIRT FFГEMT-D A SUT TEWRIRT ! D ASIREKLI N LEMDERSA. AM YERGAZEN AM TULAWIN ; BESSIF D ARUMI, LLUFAN DI DDUH YEDDA. ASMI I SSERГAYEN IΣECCIWEN, NEHSA-TEN DDUKLEN, DINNA I Г-HEGGAN LEBLASA. MI Г-HARBEN S IГUNAM, TTESFIR BDAN, NESΣEDDI LEMHASBA. LEDJAMEΣ ΣZIZEN I TZALLIT, GI NETCA TIГRIT, DEGS I Г-TNUDA FRANSA. IRGAZEN ATNA DI TEJMAΣT, LITUNE YEQQWEL D TIBBURA ID, QELΣEN-D A Г-PIKIYEN SA’SSI’LANE CUDDEN WIDAK IDEGΣEN TISURA. TILAWIN ARA TTMEDJIDET, ARA SSAWALET I LYUTNA 9 NAГ LYUTNA D ARUMI, SIWLEMT I REBBI A Г-IΣIWEN DI FRANSA ! AXI D LFEDJEΣ A TARWIHT ! D ABAYU UMI YETTGALLA. YEGGUL WELLAH UR YEHNIT AD A D-AGMEMT DI TALA. YEGGUL A TEGGUMT AГRUM A TECQECREMT LBATATA. IMI D-FFГENT TEMRABDIN AMZUN D TISEKKURIN, AM TETBIRIN LKEΣBA. TTNAΓED A UBRAHEM, TEKKRED AY IZEM ! HADER AK-TERREZ LEΣNAYA ! ILAQ A TBEGNED ISEM-IK, AF AKA RUT YESSIK, ASSIREKLI AR ABRID-A. 10 Ratissage à Taourirt Femmes de Taourirt ! Sortez toutes de chez vous ! C’est l’encerclement de la médersa (par les soldats) Hommes ou femmes qui que vous soyez, C’est la loi du Roumi ! (du plus fort) Bébé dans son berceau n’est pas épargné ! En faisant brûler les gourbis, Nous savions qu’ils reviendraient Nous aménager, là, une couchette1. Puisque conduites au bâton En sifflant, Nous serons maltraitées, c’est évident ! Oh ! Mosquée bien aimée, lieu de prière En ton enceinte, sommes bastonnées, Et passées à la fouille. Nos hommes mis en quarantaine, à la djemaa, Les tôles font offices de portes. Que de piquets arrachés ! Au fil de fer attachés, En guise de fermeture (clefs). Les femmes se sont mises à hurler/ au secours ! mon lieutenant ! 1 les femmes font allusion aux violences que les soldats prépareraient – ici allusion aux viols


    Commentaire de iferhounene (30/03/2008 23:34) :

    Le présent ouvrage est dédié à mes enfants, ma femme et les membres de la famille et à toutes victimes de guerre du monde. A mes amis : Jean Boulanger Docteurs Aït Saïd, Azouaou, Saad, Sellah, Aux habitants des villages : Iferhounene-Iril El Arbi-Tifilkout-Soumer-Souk El Had- Ait Hammou-Ait Idir Ouali-Hadouche-Taourirt- Aït El Mansour-Tikilsa-Aït Ouatas-Tizit-Mnea- Boumessaoud-Ouerja-Tirourda-Berber-Tizi Guefres- Ait ali ouyahia-Tizit-Tirourda A Myriem (adlis), Ravah, Allou Omar Derouich 8 RRATISSAJ DI TEWRIRT FFГEMT-D A SUT TEWRIRT ! D ASIREKLI N LEMDERSA. AM YERGAZEN AM TULAWIN ; BESSIF D ARUMI, LLUFAN DI DDUH YEDDA. ASMI I SSERГAYEN IΣECCIWEN, NEHSA-TEN DDUKLEN, DINNA I Г-HEGGAN LEBLASA. MI Г-HARBEN S IГUNAM, TTESFIR BDAN, NESΣEDDI LEMHASBA. LEDJAMEΣ ΣZIZEN I TZALLIT, GI NETCA TIГRIT, DEGS I Г-TNUDA FRANSA. IRGAZEN ATNA DI TEJMAΣT, LITUNE YEQQWEL D TIBBURA ID, QELΣEN-D A Г-PIKIYEN SA’SSI’LANE CUDDEN WIDAK IDEGΣEN TISURA. TILAWIN ARA TTMEDJIDET, ARA SSAWALET I LYUTNA 9 NAГ LYUTNA D ARUMI, SIWLEMT I REBBI A Г-IΣIWEN DI FRANSA ! AXI D LFEDJEΣ A TARWIHT ! D ABAYU UMI YETTGALLA. YEGGUL WELLAH UR YEHNIT AD A D-AGMEMT DI TALA. YEGGUL A TEGGUMT AГRUM A TECQECREMT LBATATA. IMI D-FFГENT TEMRABDIN AMZUN D TISEKKURIN, AM TETBIRIN LKEΣBA. TTNAΓED A UBRAHEM, TEKKRED AY IZEM ! HADER AK-TERREZ LEΣNAYA ! ILAQ A TBEGNED ISEM-IK, AF AKA RUT YESSIK, ASSIREKLI AR ABRID-A. 10 Ratissage à Taourirt Femmes de Taourirt ! Sortez toutes de chez vous ! C’est l’encerclement de la médersa (par les soldats) Hommes ou femmes qui que vous soyez, C’est la loi du Roumi ! (du plus fort) Bébé dans son berceau n’est pas épargné ! En faisant brûler les gourbis, Nous savions qu’ils reviendraient Nous aménager, là, une couchette1. Puisque conduites au bâton En sifflant, Nous serons maltraitées, c’est évident ! Oh ! Mosquée bien aimée, lieu de prière En ton enceinte, sommes bastonnées, Et passées à la fouille. Nos hommes mis en quarantaine, à la djemaa, Les tôles font offices de portes. Que de piquets arrachés ! Au fil de fer attachés, En guise de fermeture (clefs). Les femmes se sont mises à hurler/ au secours ! mon lieutenant ! 1 les femmes font allusion aux violences que les soldats prépareraient – ici allusion aux viols

    sihadj.abdenour@hotmail.com

    Commentaire de sihadj.abdenour (21/04/2008 23:10) :

    Iferhounene : passé et présent Par Abdenour si hadj mohand « C’est un village typique de l’habitat rural méditerranéen par sa situation sur un « éperon ». La vie n’y est sans doute pas très différente de celle que l’on pouvait rencontrer un siècle plus tôt sur les bords de tout le bassin méditerranéen. Cependant, c’est à 150 m de ce village que j’ai vécu près de sept mois. C’est là que j’ai découvert la rude vie des montagnards kabyles, où la faim n’est pas loin, et où la société moderne n’a pas modifié les anciens usages et coutumes. En 1961, le village est très peuplé, car il abrite des personnes déplacées » Ce sont là les phrases d’un soldat français, chasseur alpin pour décrire sommairement la vie dans sa simple expression, primitive aux yeux de cette puissante coloniale développée et injuste en même temps pour ce peuple sortie de la légende des siècles. Ajourd’hui le village ne ressemble plus à ce qu’il était il y a 50 ans. Cela, vous diriez, est tout à fait normal puisque les choses ont depuis, beaucoup évolué. Moi j’ajouterai, si vous le permettez, dans quel sens, en mettant un point d’interrogation, toujours avec votre permission. En plus de ses habitants propres, il y a de ceux des villages avoisinants qui sont venus s’y installer. Les raisons sont multiples. Nous ne citerons que la recherche d’un emploi qui semble pourtant aussi pénible à trouver que dans les fonds fins des ravins escarpés où se dissimulent depuis la nuit des temps ces villages éparpillés ….Tikilsa , Taourirt , Ait Ali OUAYAHIA ,Mnea , Ait Ouatas , Tifilkout , Zoubga, Soumer ,Tirourda. A cet égard, Iferhounene, géographiquement semble jouer le chef d’orchestre dans cette symphonie de villages. Les activités socioéconomiques de l’Administration étatique : mairie, daïra, hôpitaux, lycées et dans un passé éloigné, le souk el fellah, la capcs, la sempac,ne pouvaient venir à bout d’une population qui croit vite et qui est livrée à elle même , sont à ce titre trop maigres pour l’occuper et lui assurer la nourriture quotidienne. Il y a aussi quelques artisans, essentiellement des ferronniers, des menuisiers. Mais le plus gros reste les alimentations générales, les boucheries et les marchands de linge de toutes sortes. Qu’à cela ne tienne, le chômage, dans cette région donne des signes criards, et nous livre cette triste impression de régner en maître absolu. Pour s’en rendre compte, il vous suffit d’observer les déplacements presque au hasard des citoyens de ce douar, autrefois vénéré, LES ATH YETSOURA,, et les longues files de stationnement des fourgons qui nous suggèrent ironiquement qu’ils sont alignés là comme pour inviter l’esprit des jeunes montagnards candidats au mieux à l’exil , au pire au suicide , pour quitter définitivement cet horizon fermé. La visite du chef du gouvernement dans cette localité enclavée, remonte à une époque lointaine, et le rythme de développement n’a depuis pas changé. Hormis l’artisanat traditionnel, en phase de balbutiement, aucune autre activité n’est à signaler. Au contraire , certaines professions libérales tentées de s’ y accrocher , comme les avocats , les bureaux d’études et d engineering , les dentistes , les entreprises , les librairies , ayant vite compris que le marché n était pas porteur, se sont empressées de fermer boutique. A Iferhounene, l’état a beaucoup à faire, Pour ne pas dire que tout reste à faire, pour lui, tant la région est naturellement loin d’être gâtée par Dame nature. L’agriculture, limitée aux arbres fruitiers, obéit aux caprices de la météo, et est mise à rude épreuve par le décalage des saisons. Nous sommes à plus de 1000 mètres d’altitude, l’hiver s’installe furtivement et la neige guette, pour étouffer de son épais tapis blanc les embryons de fruits qui aident le rustique kabyle à vaincre la faim. Passons sur les énergies dépensées pour se procurer vivres et moyens de chauffage pendant ce temps que dure cette saison glaciale, brumeuse et stressante. Les malades quant à eux, peuvent attendre que le sol se déshabille de son manteau blanc pour permettre aux véhicules à quatre roues de pouvoir enfin reprendre leur piste sans faire du surplace ou du patinage sur glace. L’hiver passé, le printemps habille le relief de son habit verdoyant, mais cette mine grise va-t-elle enfin quitter ces visages des quinqui genti ? On attend l’été, quand le soleil brûlant vous réchauffe les os pour sortir de cette léthargie, et tenter de l’atteindre en escaladant le pic du zénith. C’est l’inespérée, unique, mémorable, lénifiante occasion qu’offre AZRO N T HOR, le Pic du Zénith, aux jeunes filles pour rêver de leur nuit nuptiale. Quant aux jeunes males, ils continueront à voyager dans leur rêve, aveugles devant la beauté de nos femelles.

    http://iferhounene.dzblog.com

    Commentaire de kadi tayeb (24/02/2009 16:08) :

    décidaient toutes les actions, en présence bien entendu d’un effectif nombreux de harkis et de goumiers. Ces derniers étaient plutôt connus pour leurs violences gratuites sur des femmes soupçonnées de servir les fellaghas. Enfants insouciants et innocents, la colère et la trouille sont devenues notre pain quotidien. En sortant de chez nous à quelque mètres du barbelé qui cerne le village, l’impression de liberté que nous avions ressentie est vite effacée par ces phrases assassines prononcées par des soldats français de souche européenne, reconnaissables à leur accent « a iefehounene, aya ats tcham izzan » traduit en kabyle cela voulait dire « habitants d’iferhounene venez manger de la merde ! Rien que cela, les leçons que les harkis ont apprises à ces jeunes français pour nous narguer comme si la précarité de la vie n’était pas suffisamment dure à supporter. cette phrase m’avait tué de rage, de sucroit quand ma mère et mes frères et soeurs comprenaient bien ce que cela voulait dire d’une part, et, que d’autre part, elle renseignait, en la circonstance sur le cynisme sadique du chef de cette horde de mal élevés, de voyous en uniformes. La section de Pelardi, peut être au nombre de 8 ou 12 éléments, était là alignée pour s’assurer que les ordres donnés par WOLF et consorts étaient appliquées à la lettre. En d’autre termes que ces femmes, ces vieillards et ces enfants en très bas âge ont obéi aux injonctions de quitter sans délai, le village. Apres nous avoir expulsé du village, pour le motif que nous étions une famille de fellagha, les gradés du camp d’iferhounene allaient, du moins le pensaient ils, poursuivre leur entreprise de pacification du village, encouragés pour cela par certains écervelés de harkis, du genre Moahdn Timira (ou Mohand Ath Mira) du village de Tizi N’Kqalus qui continuait même après son arrestation à

    k_tayeb74@yahoo.fr



     
     

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